Quelques notions de base de sélection et de génétique...

L'élevage sportif tel que nous le pratiquons est avant tout un passe-temps, mais il ne faut pas oublier que les animaux que nous élevons pour leur beauté sont aussi, pour la plupart, des animaux de rapport. Ce sont donc des caractères à conserver au même titre que la forme, la couleur, etc.
Il est donc indispensable qu'un éleveur sache produire des sujets :

  • sains, vigoureux et robustes;
  • se rapprochant le plus possible de l'idéal fixé par le standard de la race;
  • de bon rendement (ponte, chair).

Ces résultats ne peuvent s'obtenir que par un élevage raisonné et méthodique. Il n'est pas question de "secrets" mais bien de conseils basée sur la sélection par la génétique de chaque reproducteur composant votre élevage.Dans une race pure, les caractères extérieurs s'héritent généralement plus ou moins convenablement quand les reproducteurs sont d'excellente qualité. Le choix de la souche est aussi de première importance, autant par les origines que par la composition des parquets, couples, etc.Il faut donc prendre en compte le pédigrée de l'animal, c'est à dire son origine généalogique. Celle-ci pourra vous être fourni par l'éleveur (dénombrement des ancêtres, degré de parenté entre mâle et femelle(s) à accoupler). On peut aussi demander les résultats obtenus en exposition par le sujet.

 


Exemple de suivi de pédigrée

Il sera également utile pour la suite de tenir un cahier d'élevage. On peut aujourd'hui le réaliser grâce à des programmes comme les tableurs (Excel, etc.) ou des logiciels de gestion de bases de données (Filemaker,etc.). Ces "fiches " d'élevage comporteront origine, date de naissance, n° de bague, résultats de concours, accouplement, etc.

La sélection

Dans la nature, chez les animaux vivant à l'état sauvage, où la loi du plus fort l'emporte et ne laisse en vie que des animaux sains et vigoureux, ceux qui savent se défendre contre la lutte impitoyable de tous les jours, lasélection se fait naturellement.
A l'état domestiqué, ils échappent à cette loi et c'est à l'éleveur que revient la charge de sélectionner.
Dans l'élevage sportif, la sélection ne s'arrête pas à un minutieux triage en vue de la suppression des chétifs et des malades (qu'on peut néanmoins tenter de soigner).Elle oblige cependant à faire le choix des meilleurs individus en vue de la reproduction, c'est une pratique sérieuse et sévère qui demande une connaissance accrue du standard mais aussi des aptitudes reproductrices de l'animal.

il existe une "règle" généralement admise, l'apport génétique en fonction du sexe (exemple des volailles) :

Le coq La poule
Couleur
Forme de tête
Capacité de ponte
Taille
Type


La sélection peut être de deux ordres : elle peut être conservatrice, lorsque son but est simplement de maintenir les qualités d'une race; elle est au contraire progressive, quand son but est, soit d'amoindrir un défaut, soit d'augmenter une qualité, en un mot de perfectionner la race.

La consanguinité

La consanguinité est la parenté de déscendants ayant un ascendant immédiat commun (père, mère, grand-père, grand-mère, etc.), il s'agit donc du degré de parenté qui se présente dans l'union sexuelle de deux individus.

Faut-il ou non travailler en consanguinité ?

Certains la considèrent comme un facteur absolu d'amélioration, d'autres au contraire comme néfaste dans l'élevage. La consanguinité devient intéressante lorsqu'elle est maîtrisée et permet alors la création d'une souche sélectionnée, il s'agit de l'élevage en lignée.

Attention !

Afin de démarrer une souche en lignée, il faut obligatoirement posséder des animaux sains et vigoureux, n'ayant aucun lien de parenté direct (de type frère et soeur). Cette méthode n'est pas à prendre comme une recette magique qui permettrait d'obtenir à coups sûrs des animaux exceptionnels.

Vous devez également connaître leurs origines choisir des reproducteurs

 

La consanguinité méthodique et bien étudiée possède une grande puissance de fixité des caractères, mais elle accentue en même temps les défauts existants. C'est la raison pour laquelle on trouve si peu d'oiseaux parfaits. L'utilisation de la consanguinité doit TOUJOURS s'accompagner d'une sélection très sévère.Le meilleur procédé reste en conclusion :

USER SANS EN ABUSER

L'élevage en lignée

 

Afin de prévenir les déboires d'une consanguinité trop étroites, on peut suivre un procédé particulier :
le line breeding ou élevage en lignée.
Selon ce tableau, on sait calculer le degré de consanguinité des reproducteurs que l'on se propose d'unir et empêcher ainsi les unions trop étroites.

Le départ

Un mâle et une femelle de sang différent et formant des individus purs. en les accouplant, nous obtenons en première génération des sujets demi-sang ou F1, c'est à dire possédant du sang de chacun des parents en proportions égales.

Ensuite

En accouplant la meilleure femelle de F1 avec son père et le meilleur mâle F1 avec sa mère, nous obtenons en F2 deux nouveaux groupes, soit 3 et 4. En n°3, nous avons obtenu 3/4 de sang femelle pour 1/4 de sang mâle et en n°4, le contraire.

Et ainsi de suite

Pour constituer F3, il nous est possible de choisir entre 3 solutions :

unir entre eux le 3 et 4 pour obtenir en 6 des sujets à nouveau demi-sang.

unir 3 avec la femelle initiale (grand-mère) et obtenir le n°5 qui possède 7/8 de sang femelle pour 1/8 de sang mâle, nous sommes revenus à 87% du sang initial côté maternel.

unir une femelle n°4 avec le mâle initial (grand-père) et revenir à 87% de sang initial paternel.

etc......

Ce tableau n'est pas limitatif, il vous suffit de tracer les accouplements que vous désirez effectuer et par le calcul, vous rendre compte du pourcentage obtenu.

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