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Précautions générales
Les pigeons et les tourterelles sont des oiseaux
robustes et ceux qui sont élevés dans le commerce
ou en laboratoire pour être utilisés en recherche sont
rarement malades ou présentent rarement des risques sérieux
de maladies. Cependant, ce n'est pas nécessairement vrai
pour les oiseaux qui sont élevés par des amateurs
et par ceux qui en font un passe-temps ni pour les populations d'oiseaux
sauvages, les «pigeons de rues». Les nouveaux oiseaux
que l'on acquiert doivent être soumis à une période
de quarantaine pendant laquelle les oiseaux doivent être observés
minutieusement. Cette procédure est une précaution
particulièrement nécessaire lorsque les pigeons sont
obtenus d'un commerçant et/ou d'un petit éleveur local
car les maladies parasitaires et respiratoires peuvent se rencontrer
chez ces oiseaux.Les signes évidents de maladie peuvent ne
pas se manifester au tout début des maladies chez les pigeons
et les tourterelles comme c'est le cas pour la plupart des espèces
d'oiseaux sauvages car, dans la nature, montrer des signes de santé
chancelante et de la faiblesse incite les autres oiseaux à
attaquer. En conséquence, au moment où les signes
de maladie sont identifiés, les réserves d'énergie
des pigeons peuvent avoir été prolongées. Une
fois qu'elles sont épuisées, la santé des oiseaux
se détériore vite et les animaux s'afaissent et meurent
rapidement. Pour ces raisons, il est particulièrement important
d'exercer une surveillance adéquate pour détecter
des signes non spécifiques comme la dépression, la
faiblesse, l'anorexie et les comportements anormaux. Dès
qu'on les détecte, il faut agir immédiatement et donner
un suivi attentif une fois que la diagnostic a été
établi. On devrait recourir à l'aide de spécialistes
dans les maladies aviaires afin d'établir un diagnostic rapide.Tout
pigeon trouvé mort dans une colonie, peu importe si on pense
connaître ou pas la cause de la mort, doit subir une autopsie
complète préférablement exécutée
par un vétérinaire pathologiste ayant de l'expérience
avec les maladies aviaires.
Des bactéries, des virus et occasionnellement
des fongus peuvent tous causer des maladies chez les pigeons et
les tourterelles. Malheureusement, il n'existe presque pas de revues
récentes qui traitent spécifiquement des maladies
communes des pigeons. La plupart des informations sur ce sujet ont
été publiées dans des publications isolées
à travers un éventail très large de journaux
de recherche et médicaux souvent provenant de pays européens
et dans des langues autres que l'anglais et le français.
La revue «Poultry Abstracts» est une bonne source d'informations
sur les publications internationales courantes concernant les maladies
des pigeons et des tourterelles.
Parmi les maladies bactériennes, la salmonellose
(parathyphoïde) a été identifiée comme
étant la principale maladie enzootique rencontrée
chez les pigeons d'expérimentation aux États-Unis
même si l'infection se manifeste habituellement par des signes
entériques légers et ne constitue pas un problème
majeur.Même si plusieurs espèces de Salmonella représentent
des risques zoonotiques sérieux pour les humains, les souches
Salmonella typhimurium des pigeons ne jouent pas un rôle important
dans la salmonellose humaine. Cependant, les pigeons sauvages sont
d'importants porteurs dans la diffusion de la maladie à d'autres
espèces.
Mycobacterium avium, l'organisme responsable de la
tuberculose aviaire, apparaît chez les pigeons sauvages et
on l'a identifié chez des pigeons White Carneaux d'une colonie
de recherche lesquels avaient été acquis du commerce.
Le risque d'infection par cet organisme omniprésent augmente
avec l'âge et la durée d'exposition. Les ramiers et
les étourneaux sont des réservoirs d'infection pour
la diffusion de ce micro-organisme aux autres animaux. Les signes
d'infection incluent de la claudication, un «torticolis»,
des lésions cutanées et une perte d'appétit.
La maladie peut être confondue avec la salmonellose, dont
certaines formes comportent des signes similaires.
L'agent responsable de cette infection est probablement
présent à l'état latent chez la plupart des
pigeons qui, lorsque stressés, peuvent être victimes
d'une infection clinique des voies respiratoires supérieures.
Les signes du catarrhe peuvent être confondus avec ceux de
l'ornithose (psittacose). Le diagnostic doit être confirmé
par la culture bactérienne et la production d'un antigène
à mycoplasma dans le but de faire des tests sériologiques.
Psittacose; Ornithose
C'est une maladie zoonotique virale sérieuse
de l'humain pour laquelle les oiseaux psittacinés et les
pigeons sont les hôtes naturels de choix. Le nombre de cas
de chlamydiose aviaire confirmés en laboratoire a augmenté
en Ontario, en Alberta et dans certains états américains
depuis 1977 (44). Les pigeons sont bien connus comme étant
des porteurs normaux cliniquement. Si un déclenchement de
la maladie est prévu chez les pigeons d'expérimentation,
le diagnostic doit être confirmé et, dans la plupart
des juridictions, il doit être communiqué aux autorités
de la santé publique provinciales. On ne doit pas entreprendre
de traitement. Les oiseaux doivent être euthanasiés,
disposés d'une manière appropriée et on doit
nettoyer les installations et les désinfecter avec du formol
ou tout autre agent virucide efficace.
| AUTRES INFECTIONS VIRALES |
Certaines des maladies à virus qui apparaissent
à l'occasion et spontanément chez les pigeons sont
causées par l'herpès, le virus de la maladie de Newcastle,
le paramyxovirus, l'adénovirus et le virus de la varicelle
aviaire parmi d'autres.
| Infestations parasitaires |
Les
parasites peuvent être responsables d'un certain nombre de
problèmes de santé sérieux parmi les pigeons,
soit directement ou indirectement comme vecteurs dans la transmission
d'agents pathogènes
Les ectoparasites ne devraient pas causer de problèmes
dans les colonies de pigeons; cependant, les oiseaux nouvellement
acquis doivent être vérifiés pendant la quarantaine
pour les poux et les mites. Le traitement avec un pyréthroïde
synthétique est efficace et sûr même si d'autres
parasiticides externes recommandés pour les volailles peuvent
aussi être utilisés.
La mouche hypoboscide (la mouche à pou) est
le vecteur pour le protozoaire Hemoproteus responsable de la «malaria
des pigeons», une anémie sévère qui cause
des problèmes chez les races de pigeons voyageurs. Le traitement
repose sur le contrôle du vecteur par les pyréthroïdes
ou d'autres insecticides.
L'infection à protozoaire Trichomonas gallinae
est la maladie protozoaire potentiellement la plus sérieuse
des columbidés. Sa distribution est mondiale et elle apparaît
à une certaine fréquence chez les pigeons sauvages
et les pigeons voyageurs des amateurs. Cependant, cette maladie
n'est pas un problème chez les pigeons d'expérimentation.
L'infection naturelle parmi plusieurs espèces de tourterelles
sauvages a été signalée aux États-Unis
et à Hawaii.
La domestication et l'élevage intensif des
pigeons en milieu restreint a soulevé le problème
de maladies cliniques et de mortalité causées par
des infestations massives par des parasites internes tels Ascaridia
(vers ronds), Capillaria (vers du jabot et vers pileux), Syngamus
tracheae (vers de la trachée) et Tetrameres fissipina, qui
infestent le proventricule. Les vers capillaridés sont probablement
les parasites internes les plus répandus et les plus sérieux
du centre du Canada. Ils peuvent être traités efficacement
avec le dimetridazole. Les infestations à tetramères
et à ascaris peuvent aussi être sérieuses si
elles sont suffisamment massives et on rapporte qu'elles apparaissent
fréquemment aux États-Unis.
Source : CCPA
- 1984 Vol 2
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