Les pigeons > Les maladies

La plupart des maladies sont dues au surpeuplement, au manque d'hygiène et à des erreurs commises dans l'alimentation : manque de matières minérales et de vitamines, manque ou excès de protéïnes. L'animal malade ne mange pas, il est inerte, les plumes ébourriffées, les ailes pendantes.

Il faut isoler immédiatement les malades. Dans la plupart des cas, on a intérêt à consulter un vétérinaire ou à sacrifier l'animal malade, si aucun traitement n'est efficace.

! Les traitements ne sont donnés qu'à titre indicatif, veuillez prendre l'avis d'un vétérinaire avant toute intervention !

Précautions générales

Les pigeons et les tourterelles sont des oiseaux robustes et ceux qui sont élevés dans le commerce ou en laboratoire pour être utilisés en recherche sont rarement malades ou présentent rarement des risques sérieux de maladies. Cependant, ce n'est pas nécessairement vrai pour les oiseaux qui sont élevés par des amateurs et par ceux qui en font un passe-temps ni pour les populations d'oiseaux sauvages, les «pigeons de rues». Les nouveaux oiseaux que l'on acquiert doivent être soumis à une période de quarantaine pendant laquelle les oiseaux doivent être observés minutieusement. Cette procédure est une précaution particulièrement nécessaire lorsque les pigeons sont obtenus d'un commerçant et/ou d'un petit éleveur local car les maladies parasitaires et respiratoires peuvent se rencontrer chez ces oiseaux.Les signes évidents de maladie peuvent ne pas se manifester au tout début des maladies chez les pigeons et les tourterelles comme c'est le cas pour la plupart des espèces d'oiseaux sauvages car, dans la nature, montrer des signes de santé chancelante et de la faiblesse incite les autres oiseaux à attaquer. En conséquence, au moment où les signes de maladie sont identifiés, les réserves d'énergie des pigeons peuvent avoir été prolongées. Une fois qu'elles sont épuisées, la santé des oiseaux se détériore vite et les animaux s'afaissent et meurent rapidement. Pour ces raisons, il est particulièrement important d'exercer une surveillance adéquate pour détecter des signes non spécifiques comme la dépression, la faiblesse, l'anorexie et les comportements anormaux. Dès qu'on les détecte, il faut agir immédiatement et donner un suivi attentif une fois que la diagnostic a été établi. On devrait recourir à l'aide de spécialistes dans les maladies aviaires afin d'établir un diagnostic rapide.Tout pigeon trouvé mort dans une colonie, peu importe si on pense connaître ou pas la cause de la mort, doit subir une autopsie complète préférablement exécutée par un vétérinaire pathologiste ayant de l'expérience avec les maladies aviaires.

MALADIES INFECTIEUSES

Des bactéries, des virus et occasionnellement des fongus peuvent tous causer des maladies chez les pigeons et les tourterelles. Malheureusement, il n'existe presque pas de revues récentes qui traitent spécifiquement des maladies communes des pigeons. La plupart des informations sur ce sujet ont été publiées dans des publications isolées à travers un éventail très large de journaux de recherche et médicaux souvent provenant de pays européens et dans des langues autres que l'anglais et le français. La revue «Poultry Abstracts» est une bonne source d'informations sur les publications internationales courantes concernant les maladies des pigeons et des tourterelles.

Salmonellose

Parmi les maladies bactériennes, la salmonellose (parathyphoïde) a été identifiée comme étant la principale maladie enzootique rencontrée chez les pigeons d'expérimentation aux États-Unis même si l'infection se manifeste habituellement par des signes entériques légers et ne constitue pas un problème majeur.Même si plusieurs espèces de Salmonella représentent des risques zoonotiques sérieux pour les humains, les souches Salmonella typhimurium des pigeons ne jouent pas un rôle important dans la salmonellose humaine. Cependant, les pigeons sauvages sont d'importants porteurs dans la diffusion de la maladie à d'autres espèces.

Tuberculose aviaire

Mycobacterium avium, l'organisme responsable de la tuberculose aviaire, apparaît chez les pigeons sauvages et on l'a identifié chez des pigeons White Carneaux d'une colonie de recherche lesquels avaient été acquis du commerce. Le risque d'infection par cet organisme omniprésent augmente avec l'âge et la durée d'exposition. Les ramiers et les étourneaux sont des réservoirs d'infection pour la diffusion de ce micro-organisme aux autres animaux. Les signes d'infection incluent de la claudication, un «torticolis», des lésions cutanées et une perte d'appétit. La maladie peut être confondue avec la salmonellose, dont certaines formes comportent des signes similaires.

Mycoplasmose (cattarrhe)

L'agent responsable de cette infection est probablement présent à l'état latent chez la plupart des pigeons qui, lorsque stressés, peuvent être victimes d'une infection clinique des voies respiratoires supérieures. Les signes du catarrhe peuvent être confondus avec ceux de l'ornithose (psittacose). Le diagnostic doit être confirmé par la culture bactérienne et la production d'un antigène à mycoplasma dans le but de faire des tests sériologiques.

Chlamydiose
Psittacose; Ornithose

C'est une maladie zoonotique virale sérieuse de l'humain pour laquelle les oiseaux psittacinés et les pigeons sont les hôtes naturels de choix. Le nombre de cas de chlamydiose aviaire confirmés en laboratoire a augmenté en Ontario, en Alberta et dans certains états américains depuis 1977 (44). Les pigeons sont bien connus comme étant des porteurs normaux cliniquement. Si un déclenchement de la maladie est prévu chez les pigeons d'expérimentation, le diagnostic doit être confirmé et, dans la plupart des juridictions, il doit être communiqué aux autorités de la santé publique provinciales. On ne doit pas entreprendre de traitement. Les oiseaux doivent être euthanasiés, disposés d'une manière appropriée et on doit nettoyer les installations et les désinfecter avec du formol ou tout autre agent virucide efficace.

AUTRES INFECTIONS VIRALES

Certaines des maladies à virus qui apparaissent à l'occasion et spontanément chez les pigeons sont causées par l'herpès, le virus de la maladie de Newcastle, le paramyxovirus, l'adénovirus et le virus de la varicelle aviaire parmi d'autres.

Infestations parasitaires

Les parasites peuvent être responsables d'un certain nombre de problèmes de santé sérieux parmi les pigeons, soit directement ou indirectement comme vecteurs dans la transmission d'agents pathogènes

Ectoparasites

Les ectoparasites ne devraient pas causer de problèmes dans les colonies de pigeons; cependant, les oiseaux nouvellement acquis doivent être vérifiés pendant la quarantaine pour les poux et les mites. Le traitement avec un pyréthroïde synthétique est efficace et sûr même si d'autres parasiticides externes recommandés pour les volailles peuvent aussi être utilisés.

Maladies à protozoaires

La mouche hypoboscide (la mouche à pou) est le vecteur pour le protozoaire Hemoproteus responsable de la «malaria des pigeons», une anémie sévère qui cause des problèmes chez les races de pigeons voyageurs. Le traitement repose sur le contrôle du vecteur par les pyréthroïdes ou d'autres insecticides.

Trichomonose ou chancre

L'infection à protozoaire Trichomonas gallinae est la maladie protozoaire potentiellement la plus sérieuse des columbidés. Sa distribution est mondiale et elle apparaît à une certaine fréquence chez les pigeons sauvages et les pigeons voyageurs des amateurs. Cependant, cette maladie n'est pas un problème chez les pigeons d'expérimentation. L'infection naturelle parmi plusieurs espèces de tourterelles sauvages a été signalée aux États-Unis et à Hawaii.

Helmintes

La domestication et l'élevage intensif des pigeons en milieu restreint a soulevé le problème de maladies cliniques et de mortalité causées par des infestations massives par des parasites internes tels Ascaridia (vers ronds), Capillaria (vers du jabot et vers pileux), Syngamus tracheae (vers de la trachée) et Tetrameres fissipina, qui infestent le proventricule. Les vers capillaridés sont probablement les parasites internes les plus répandus et les plus sérieux du centre du Canada. Ils peuvent être traités efficacement avec le dimetridazole. Les infestations à tetramères et à ascaris peuvent aussi être sérieuses si elles sont suffisamment massives et on rapporte qu'elles apparaissent fréquemment aux États-Unis.

Source : CCPA - 1984 Vol 2

 

En conclusion, les maladies sont généralement faciles à prévenir, difficiles à guérir. On les prévient en tenant propre, en nourrissant bien, en aérant suffisamment : l'air est le premier des aliments. Les animaux ne doivent jamais manquer d'eau potable et saine. L'environnement (terrain, bâtiments) doit être également sain et propre. Les animaux contaminés doivent être automatiquement écartés du reste de l'élevage afin d'éviter toutes contaminations.

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